Le Blog de Magali Plovie, conseillère communale Ecolo à Forest

mercredi 20 février 2013

Collaboration entre Actiris et ses partenaires



Pour une collaboration entre Actiris et ses partenaires dans le respect des spécificités des méthodes et des publics de chaque opérateur d’emploi : les revendications spécifiques des missions locales pour l’emploi

Le 30 janvier dernier, j’ai interpellé le Ministre Benoit CEREXHE en Commission des Affaires Economiques du Parlement Bruxellois sur la collaboration entre Actiris et ses partenaires en général et, plus spécifiquement, sur les revendications portées par les Missions locales pour l’emploi et la Febisp (Fédération Bruxelloise des Organismes d’Insertion Socioprofessionnelle) dans le cadre de leur livre blanc.

Lespartenariats entre Actiris et les Missions Locales pour l’emploi sont régis par l’ordonnance de 2008 pour les missions locales et les « lokale werkwinkels ». Cette ordonnance nécessite encore la prise d’arrêtés d’application pour être mise en œuvre, et notamment celui relatif au financement, attendu pour le mois de mars 2013 prochain. C’est dans ce cadre que les Missions Locales pour l’Emploi ont voulu faire entendre leurs voix et faire part de leurs revendications face aux problèmes et enjeux liés au chômage, à l’emploi et à l’insertion socioprofessionnelle en Région de Bruxelles-Capitale.

En tant qu’écologiste, je soutiens la richesse de la multiplicité et de la diversité des différents opérateurs d’emploi et de formation, et leur nécessaire coordination. Mais cette coordination doit se faire dans le respect des spécificités, des méthodes et des publics de chaque opérateur. Rationaliser ne veut pas nécessairement dire standardiser !

Je plaide, dès lors, pour d’avantage de concertation entre les différents partenaires ainsi que pour la mise à disposition de moyens à la hauteur des missions exercées par chaque opérateur.  Je resterai dès lors attentive au suivi des revendications spécifiques des Missions Locales pour l’Emploi et de la Febisp, ainsi qu’à la mise en œuvre d’une politique de partenariats de qualité.

Je vous invite à lire le débat et la réponse du Ministre en suivant le lien suivant compte-rendu de l'interpellation Affaires Economiques du 30 janvier 2013, à partir de la page 11.

Pour prendre connaissance du livre blanc des missions locales, lire aussi le Livre Blanc des Missions Locales.


lundi 18 février 2013

Nous avons dansé! 


Ce 14 février, nous avons participé à la flashmob Place de la Monnaie pour la lutte contre la violence faite aux femmes.


jeudi 14 février 2013

Quand le droit à l'intégration sociale met à mal la vie des amoureux et la solidarité! 


Carte Blanche pour la St Valentin dans le Soir d'aujourd'hui de Anne Herscovici, Zoé Genot, Dominique Decoux, Stéphane Roberti et moi même

En ce jour de St Valentin, les restos prévoient des menus spéciaux, les fleuristes, des bouquets de circonstances, et les journaux déclinent l'amour sur tous les tons. 

Avec ou sans bougies, en pestant contre la publicité ou pas, les amoureux y trouveront prétexte pour une soirée de fête. Mais tous les amoureux ne seront pas à la fête : certains ne peuvent en effet pas s'offrir le luxe de vivre ensemble. Parce que vivre ensemble peut se traduire par la perte complète d'autonomie pour celui/celle qui n'a pas de salaire et est aidé par un CPAS, ou par la réduction des ressources de l'un et l'autre, s'ils sont tous deux aidés par le CPAS ou le chômage.

Valentine vit seule, elle a perdu son travail à temps partiel, elle ne compte pas suffisamment d'ancienneté pour bénéficier d'allocations de chômage. Heureusement, le CPAS va intervenir avec une aide financière (801 €), il va aussi la soutenir dans une recherche d'emploi, l'orienter le cas échéant vers une formation, etc.

Valentine rencontre Valentin.
Valentin travaille, il gagne 1.300 € par mois. Ils rêvent de s’installer ensemble, calculent aussi qu'économiser un loyer leur permettrait de vivre moins dans l'angoisse du lendemain.
Valentine emménage chez son Valentin. Tout va bien sauf que lorsque Valentine informe son CPAS de sa nouvelle situation, elle découvre avec stupeur que vivant en couple avec Valentin, elle perd tout droit à l'intégration sociale parce que les revenus de son amoureux sont supérieurs au taux chef de famille (1068 €). Plus un euro pour elle qui dépend dorénavant entièrement de Valentin. Plus d'accompagnement à l'emploi non plus. L'amour peut-il résister longtemps à la dépendance ? Personne ne sera étonné que les femmes soient les premières piégées par ce genre de situation.

Si Valentine ne tombe pas amoureuse, mais a des amis qui lui proposent une colocation parce qu'avec la seule aide du CPAS, elle ne parvient plus à payer son loyer, elle verra son revenu d’intégration passer du taux isolé au taux cohabitant (534 €) et découvrira que l'économie qu'elle imaginait faire grâce à la solidarité de ses amis est neutralisée.
Si c'est une mère ou un père qui lui propose de l'héberger, les ressources de ces derniers pourront être prises en compte pour le calcul de son taux cohabitant.

Le Service de lutte contre la pauvreté n’a de cesse, dans chacun de ses rapports, de rappeler « que cette non-individualisation du droit engendre des effets pervers, et tend à rompre les solidarités familiales ou amicales. Ce qui peut pousser l’individu à développer des stratégies qui relèvent plus de la survie que du délit : travail au noir, domiciliation dans un immeuble ‘à boîtes aux lettres’. [...]»

La non-individualisation des droits a un coût social et collectif énorme, poussant des familles à se déstructurer, empêchant des couples ou les familles d’organiser des solidarités, pénalisant la colocation, l’habitat solidaire, jetant la suspicion sur les allocataires sociaux ou contribuant à la rareté des logements disponibles.

Dans ce contexte, avec le soutien de nombreuses associations impliquées dans la lutte contre la pauvreté et de mouvements de femmes, Ecolo et Groen, via les députés Zoé Genot et Wouter De Vriendt, ont formulé une proposition de loi en 2007 qui vise à porter au-dessus du seuil de pauvreté le niveau minimal des allocations de remplacement et à aligner progressivement le montant du revenu des allocations des cohabitants sur celui des isolés. 

Une proposition qui n’a trouvé jusqu’ici aucune majorité suffisamment courageuse que pour aller au-delà des slogans électoraux. En attendant, Valentin et Valentine fêteront ce 14 février chacun chez eux…

mercredi 13 février 2013

Bienvenue !


Bienvenue sur mon blog !


J’ai prêté serment au Parlement bruxellois le 20 décembre passé. 

Après avoir travaillé 8 ans au cabinet de la Ministre Evelyne Huytebroeck dans les matières sociales, de nouveaux défis s’ouvrent à moi.

Je me lance aujourd’hui dans un blog qui sera l’occasion de faire connaître mes actions politiques, mais aussi de pouvoir en débattre ensemble.

C’est l’inconnu pour moi, vos remarques constructives me sont donc très utiles pour améliorer mon blog.