Le Blog de Magali Plovie, conseillère communale Ecolo à Forest

jeudi 27 juin 2013

Un plan bruxellois pour les personnes âgées 2014-20


Une étude – commanditée par la Commission Communautaire Commune, la Commission Communautaire Française et la Vlaamse Gemeenschap – vient de sortir et examine la situation des personnes âgées de manière générale. 


Cette étude met en exergue les difficultés qui existent pour les personnes âgées bruxelloises :

  • le logement : il faut viser l’accessibilité financière et l’adaptation du domicile ;
  • les maisons de repos : l’étude montre qu’il y aurait, au niveau de Bruxelles, suffisamment de maisons de repos ; mais ce qui manque, ce sont des alternatives : le développement et la création d’alternatives aux maisons de repos sont des défis fondamentaux (résidences-services sociales, logements solidaires et communautaires, …) ;
  • le maintien à domicile : que ce soit à son domicile ou dans un logement de type alternatif, il faut aider la personne âgée à pouvoir rester chez elle. Ceci nécessite des accompagnements et des soins à son domicile et/ou des lieux d’accueil et soins de jour dans son quartier, mais aussi la mise en place de solutions pour lutter contre l’isolement et la solitude ;
  • la place des personnes âgées dans leur quartier et leur commune : pouvoir garder une place et des liens avec leur quartier est un enjeu qui est chère aux personnes âgées. Pour répondre à ce désidérata, il faut travailler principalement sur la mobilité, l’aménagement du territoire et la citoyenneté ;
  • le soutien et la reconnaissance des aidants-proches ;
  • la prise en compte de manière transversale des spécificités liées aux origines des personnes âgées et de leurs familles.

Il y a déjà actuellement des projets qui existent et qui répondent à ces enjeux. Le rôle précurseur de certains doit pouvoir nourrir tant les décideurs politiques que les acteurs de terrain. Il faut donc poursuivre le développement des réponses aux besoins de la population vieillissante à Bruxelles. Pour ce faire, il faut que tous les Ministres bruxellois construisent ensemble une politique cohérente et intégrée au profit de la personne, ce qui nécessitera de développer plus de concertations et d’harmonisation au niveau du territoire bruxellois.



Pour poursuivre dans cette réflexion, vous pouvez consulter l’article du Soir paru ce jeudi 17 juin, article intitulé "Plan Senior : 10 ans pour anticiper le papy-boom" .









mercredi 19 juin 2013

Réactions face au palmarès du Vif

Le Vif a publié vendredi passé un palmarès concernant le travail des parlementaires. La méthode pose question et j'aimerais ici relayer la réaction de mes collègues Dominique Braeckman et Anne Herscovici. Au-delà de la méthode, il y a aussi un problème quand les chiffres ne sont pas justes. C'est le cas pour moi, où l'on passe de 0 action parlementaire à plus d'une vingtaine (à ce jour).  Voyons le côté positif, cela a aussi permis de mettre à jour un problème au niveau du site internet du Parlement (en tout cas à ce niveau, c'est déjà réglé).



"Madame Ghali,

Nous sommes quelques élus au Parlement bruxellois à avoir été classés parmi les cancres au palmarès que vous avez établi et que vous nous promettez de façon annuelle.  Bien que vous indiquiez que nous pouvions difficilement contester une telle étiquette, nous allons tenter l’exploit et vous soumettre quelques réactions.
En premier lieu, nous voudrions pointer le fait qu’être parlementaire au Parlement bruxellois impose de siéger également au parlement Francophone bruxellois, à la Commission communautaire commune, voire, pour certains d’entre nous au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Il ne s’agit pas d’un cumul choisi mais bien d’une obligation institutionnelle.  Dès lors si on se limite à une approche mathématique (alimentée par des sites par ailleurs incomplets), ne comptabiliser que le nombre d’interpellations/questions au sein de l’assemblée principale pénalise lourdement ceux qui travaillent essentiellement au sein des autres assemblées.
En second lieu, même si on le fait correctement, additionner le nombre des interpellations, questions et rapports fait fi de tout le reste du travail parlementaire.  En effet, dans l’enceinte parlementaire, l’interpellation (ou la question) est certes ce qui est le plus visible mais reste assez ciblé.  Par contre, réagir sur la Déclaration de politique générale exige une intervention sur l’ensemble des politiques menées.  Ce type d’intervention pourtant n’est pas comptabilisée bien qu’elle représente, parce qu’elle nécessite une lecture politique sur tous les sujets, infiniment plus de travail qu’une interpellation qui elle est ciblée et comptabilisée. 
Autre exemple, une intervention sur les budgets nécessite des heures de travail en commission (et à la maison) et une connaissance pointue de tous les dossiers : encore un travail parlementaire qui n’est pas comptabilisé.
Quant à l’intérêt des interpellations de nos collègues, il est aussi lié au fait qu'il suscite un débat, ce qui implique une intervention, une réaction qui représente autant de travail que l’interpellation initiale. Vous n'en tenez pas compte non plus dans vos calculs.
Quand un projet ou une proposition de loi est étudié en commission cela représente des heures de travail, des auditions, des interventions en commission et en séance plénière : cela n’est pas comptabilisé.
Au Parlement francophone bruxellois, nous avons eu des semaines d’auditions et avons réalisé sur divers sujets des propositions de recommandations.  Travail laborieux …autant qu’anonyme.
Au Parlement régional, nous avons travaillé des mois durant sur les questions d’égalité entre femmes et hommes à partir d’une somme considérable d’auditions et avons abouti à de très nombreuses recommandations qui devraient améliorer les conditions des femmes en matière d’emploi, de formation, de mobilité, etc. Travail non reconnu !

Ces quelques exemples montrent que le travail parlementaire ne se limite pas à poser des questions ou à faire des interpellations, même si le but de ce courrier n’est pas de dénigrer ces facettes du travail parlementaire.  De surcroît, ce travail s’alimente par une grande présence sur le terrain (assister à des colloques, participer à des forums, soutenir des mouvements sociaux…) qui n’est guère comptabilisable. Il en va de même d'ailleurs du travail lié aux responsabilités que le groupe nous confie, travail de coordination, d'animation de groupes de réflexion, de proposition au sein du bureau, (du Parlement ou de la  cocof,  etc)
Nous espérons que vous tiendrez compte de nos remarques maintenant et dans les années à venir.  Non seulement pour nous mais aussi pour tous ceux qui prennent leur mandat à cœur et ce dans tous les partis.  Nous espérons également que ce type de palmarès quantitatif ne poussera pas les élus - demain encore plus qu’aujourd’hui - à faire du chiffre en introduisant nombre de questions et interpellations dont l’intérêt essentiel serait de recevoir un bon bulletin.  Nous continuerons, en ce qui nous concerne, à travailler dans le souci de remplir au mieux notre mandat, même anonymement, d'animer le débat démocratique, d'informer les citoyens, qui le sont si mal, de la teneur de ces débats. 

Nous serions ravies d'un échange avec vous parce que nous pensons qu'au-delà du cas de nos modestes personnes, la distribution de bonnets d'âne et notamment à celles et ceux qui se consacrent entièrement à leur mandat ne sert pas vraiment la démocratie mais la fragilise davantage. Nous sommes par ailleurs convaincues que ce n'était pas votre intention.

Nous vous prions d’agréer, Madame Ghali, l’expression de nos sentiments les meilleurs."

Anne Herscovici et Dominique Braeckman,
Députées Ecolo à la Région de Bruxelles-Capitale

mardi 18 juin 2013

Fraudes sociales



La lecture des quotidiens amène tous les jours – et surtout ces derniers temps – des nouvelles terribles : guerres, manifestations brimées, recul de démocraties, régressions sociales...
Je voudrais m’arrêter à l’une de ces dernières nouvelles déprimantes. Le Soir du 13 juin dernier a annoncé que le Service d’information et de recherche sociale lancera à la fin de cette année un site internet où il sera notamment possible de dénoncer la fraude sociale. La dénonciation pourra être anonyme.

Lutter contre les fraudes est nécessaire, mais elle doit respecter les règles de la démocratie. Or, le mécanisme prévu par le gouvernement ne les respecte pas (problème de transparence, de limites claires, …) et crée une société de méfiance. La délation anonyme donne des frissons dans le dos et la Ligue des droits de l’Homme a d’ailleurs pris position : « Ce système est dangereux en démocratie; on finit par dénoncer tout ce qui est hors norme et les gens se demandent qui les a dénoncés. On crée une société de méfiance. Cela cause d’énormes dégâts au niveau du vivre-ensemble ».

Il est aussi dommage qu’on ne vise à nouveau que les fraudes sociales, alors qu’il existe d’autres types de fraudes qui représentent des sommes bien plus importantes que les fraudes sociales. Par exemple, les fraudes fiscales. La FGTB estime que le manque de recettes pour l'Etat belge découlant de la fraude fiscale doit être estimé à quelques 20 milliards d'euros.

Par ailleurs, parle-t-on des personnes qui ont droit à des prestations sociales et qui, par manque d’information ou face à la complexité des procédures, n’ont au final pas accès à ces prestations ?

Il faut que le gouvernement organise une lutte contre toutes les fraudes, avec des outils adaptés et respectueux des règles qui s’imposent dans toute démocratie.




vendredi 14 juin 2013

Les Missions locales demandent un meilleur financement!

J'ai aujourd'hui posé une question d'actualité auprès de la Ministre de l'Emploi, Céline Frémault, concernant les revendications des Missions locales.  En effet, les Missions locales estiment que l'enveloppe prévue de 8,7 millions d'euros ne peut suffire pour assurer la poursuite de leur travail dans des conditions de qualité.  Pour continuer à mener un travail de qualité et à accompagner 15 000 à 20 000 chômeurs par an, les missions locales estiment qu'un refinancement de 18 millions est nécessaire.  Une concertation a eu lieu avec le cabinet de la Ministre ce 11 juin dernier.  La Ministre m'a confirmé que la concertation allait se poursuivre dans le courant du mois de juin (28 juin).  J'ai insisté pour que cette concertation s'intègre au mieux dans le processus d'élaboration de l'arrêté de financement.  Je compte suivre ce débat en commission des affaires économiques....