Le Blog de Magali Plovie, conseillère communale Ecolo à Forest

mardi 15 octobre 2013

Des travaux d’intérêt général pour les chômeurs, une stigmatisation supplémentaire !



Récemment, le sénateur Open-VLD Rik DAEMS a proposé d’obliger les chômeurs de longue durée à effectuer des prestations de travail non-rémunérées au profit de la communauté.

Depuis plusieurs années, on fait de plus en plus porter une charge très lourde sur les épaules des demandeurs d’emploi alors que, prioritairement, il faut créer des emplois.

En effet, il y aurait, d’après le rapport annuel 2011 d’Actiris, 106.505 chômeurs pour 27.000 offres d’emploi, et seulement 2.747 offres d’emploi susceptibles de correspondre au profil de 70.743 demandeurs d’emploi peu qualifiés.

Un énorme travail doit également se poursuivre pour aider et accompagner les demandeurs d’emploi. Cet accompagnement qui doit être individualisé et adapté. Des mesures et des outils sont créés pour permettre cet accompagnement, mais on voit hélas qu’il n’est pas individualisé et qu’il ne prend en compte que le carcan fixé par l’ONEM

En tout cas, ce type de proposition ne me semble pas du tout adéquat, au contraire ! Une analyse intéressante de cette proposition a été publiée dans la Libre, dont voici l’adresse : 


Je m’inscris complètement dans cette analyse. Par contre, il faut pouvoir soutenir les demandeurs d’emploi dans leur volonté de faire du bénévolat ou même leur proposer des possibilités. Mais dans un esprit constructif et revalorisant pour le demandeur d’emploi.

jeudi 3 octobre 2013

Collaborations intercommunales : Forest y participe



Lors du conseil communal du 10 septembre dernier, cinq conventions de collaboration entre Forest et d’autres Communes bruxelloises ont été votées, ce qui a donné lieu à d’intéressants débats.

La première convention concerne St-Gilles et Forest, à qui la Région octroie 220.000 euros pour 2 ans. Elle vise le logement, l’urbanisme, la culture, les infrastructures sportives, les contrats de quartier, la propreté, les travaux et voiries, l’informatique,… Il s’agit de réaliser des économies d’échelle, d’améliorer les services offerts et d’inscrire cette collaboration dans une perspective plus structurelle.  Il faut noter dans cette même logique que ces deux communes sont aussi engagées dans une collaboration importante avec la fusion des deux Sociétés immobilières de services publics[1]. Ce rapprochement structurel est positif pour autant que chaque Commune se positionne sur un pied d’égalité.

La deuxième concerne toutes les Communes bruxelloises et vise les marchés publics, notamment pour développer de nouveaux outils et en rationaliser la gestion.

Les trois autres visent à répondre à un appel à projets de la Région bruxelloise et concernent : la gestion harmonisée des inscriptions dans l’enseignement fondamental, le projet « objectif réussite » de remédiation scolaire par des étudiants de l’ULB à destination de jeunes du secondaire, et l’engagement d’un coordinateur pour développer un enseignement secondaire communal.

Ces collaborations permettent une gestion plus efficace, des échanges de bonnes pratiques et la mise en commun des savoirs et des budgets. La réflexion ne doit cependant pas s’arrêter là. En effet, pour certaines politiques telles que par exemple les infrastructures sportives, il manque une vision régionale permettant d’assurer une égalité de traitement et une accessibilité cohérente et harmonieuse des services à tous les Bruxellois. Les collaborations intra-communales ne peuvent pas répondre à ces derniers objectifs mais elles représentent tout de même une avancée indéniable au profit de la population.


[1]              Ce sont les sociétés de logements sociaux, dont la fusion a lieu dans les accords institutionnels intrabruxellois.