Le Blog de Magali Plovie, conseillère communale Ecolo à Forest

mercredi 30 avril 2014

Bruxelles doit (encore) mieux respirer !


5+5=10

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.


Proposition 3 : améliorer l'environnement pour améliorer la santé de tous les Bruxellois

En 2013, Bruxelles a été classée 2e au concours « Capitale verte européenne ». Ce résultat est dû aux actions menées depuis 10 ans par les ministres écologistes : création d'une promenade verte de 63 kilomètres qui ceinture Bruxelles, inauguration à Tour et Taxis - le 8 mai prochain - du plus grand parc créé à Bruxelles depuis plus de 100 ans, diminution de 25 % de la consommation d'énergie et des émissions de CO² par habitant.

Parce que les espaces verts et la présence de la nature ne sont ni un luxe ni une perte d'espace, mais constituent un atout environnemental, économique et social pour une ville ou un quartier, nous voulons intensifier cette politique et :

  • assurer à chaque Bruxellois une offre d'espaces verts et récréatifs accessibles à moins de 300m de chez soi ;
  • multiplier les espaces ludiques de qualité pour faire de Bruxelles une ville « enfants admis » ;
  • définir une stratégie régionale favorisant la diversité des usages des espaces publics, par exemple pour la création de potagers individuels ou communautaires et de jardins collectifs ;
  • lancer des appels à projets d'appropriation temporaire de l'espace public, comme à Paris (« Paris respire ») ou à New York (« New York Plaza Programme ») ;
  • faire de Bruxelles une Région sans pesticide pour préserver la santé de tous ses habitants.


Et parce que la pollution atmosphérique tue chaque année 7 millions de personnes dans le monde, nous voulons aussi améliorer la qualité de l'air et rééquilibrer l'espace public afin de mieux partager celui-ci et de permettre aux piétons et cyclistes de circuler en toute sécurité, ainsi que généraliser progressivement le 30 km/h sur l'ensemble des voiries à Bruxelles, à l'exception des axes de transit.

© MDS

vendredi 25 avril 2014

De l'ambition pour l'école !

5+5=10

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 2 : de nouvelles écoles pour une nouvelle jeunesse

Tout le monde le sait désormais : Bruxelles connaît une explosion démographique importante depuis quelques années. La population augmente trois fois plus vite qu'en Flandre ou en Wallonie, et devrait dépasser le 1,2 million d'habitants d'ici à 2020.

Par ailleurs, alors que les deux autres Régions connaissent surtout une augmentation de la population la plus âgée, c'est l'inverse chez nous : il y a de plus en plus d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes à Bruxelles.

Et c'est une bonne chose ! Pour nous, la jeunesse est une richesse, car elle est porteuse d'idées, d'énergie, d'espoir. Nous avons donc une responsabilité : faire en sorte que cette génération ne soit pas une génération sacrifiée, sans perspectives d'avenir, notamment en matière d'emploi.

C'est pourquoi il est prioritaire d'investir dans l'enseignement. Les écoles bruxelloises sont proches de la saturation : plus de 95 % de taux d'occupation. Ces cinq dernières années, le ministre Ecolo des Bâtiments scolaires, Jean-Marc Nollet, a débloqué des budgets afin de créer plus de 20 000 places supplémentaires dans les écoles bruxelloises ! Il faut poursuivre ces efforts, et mettre en place un monitoring permanent des places disponibles, afin de pouvoir évaluer finement la situation et répondre au plus vite aux futurs besoins.

Mais une école, ce ne sont pas que des briques ! Il faut aussi soutenir les femmes et les hommes qui choisissent le métier d'enseignant-e : cela passe notamment par un renforcement de la formation, tant initiale qu'en cours de carrière ; par la mise en place de systèmes d’accompagnement des jeunes profs ; en les outillant pour comprendre et gérer la diversité de leurs élèves ; etc.

Et surtout, nous pensons que ces nouvelles écoles sont une formidable opportunité !

Opportunité pour mettre en place des projets pédagogiques innovants, accessibles à tous, enthousiasmants pour les équipes pédagogiques, les parents, les élèves. Des projets qui misent sur les pédagogies qui rendent les enfants acteurs de leurs propres apprentissages, des projets qui luttent concrètement contre l’échec scolaire et la relégation en visant à développer toutes les formes d’intelligence et à faire évoluer tous les enfants ensemble, jusqu’à 14 ans au moins, des projets qui dès les maternelles renforcent en même temps la maîtrise de la langue de l’enseignement et utilisent la diversité des élèves comme richesse pédagogique au profit de tous.

Saisissons cette chance pour offrir à chaque jeune bruxellois les meilleures chances de trouver leur place dans la société !



mardi 22 avril 2014

Un concept innovant pour améliorer l'accès à la propriété des Bruxellois



5+5=10

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l'élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 1 : Le Community land trust (CLT), une alliance entre pouvoirs publics, associations et citoyens pour rendre possible l'accès à la propriété, y compris pour des publics précaires


Nous voulons que davantage de Bruxellois puissent devenir propriétaires d'un logement. Le fait d'être propriétaire de son logement n'est pas nécessairement une fin en soi, néanmoins, beaucoup de personnes souhaitent le devenir et les avantages existent indéniablement : la propriété est une forme d'épargne-pension, il y a moins de risque de perdre son logement, on ne dépend pas de quelqu'un d'autre pour améliorer son espace de vie, etc. 


Aujourd'hui, l'accès à la propriété est compliqué ou impossible pour nombre de personnes, malgré les dispositifs d'aides existants (Fonds du logement, SDRB/CityDev, etc .). Il faut améliorer la situation. Nous souhaitons aussi renforcer, dans le temps, la dimension sociale de la politique régionale de promotion du logement acquisitif. La propriété ne peut être un luxe pour riches.


Le Community Land Trust, ou Alliance foncière régionale, permet de rencontrer ces deux objectifs. C'est pourquoi nous voulons absolument continuer à développer cet outil innovant dont les bases ont été posées durant cette législature, à l'initiative de l'associatif et avec le soutien d'Ecolo. Dès 2009, le secrétaire d'Etat au Logement, Christos Doulkeridis, a lancé une étude de faisabilité. Dans la foulée, la Région bruxelloise a mené à une première expérience à Anderlecht (rue Verheyden – 7 logements et espaces collectifs), et une seconde est prévue à Molenbeek (32 appartements rue Vandenpeereboom). Une définition du concept, rebaptisé Alliance foncière régionale, a été introduite dans le Code du Logement et une structure régionale agréée et financée par la Région. La voie est ouverte, concrètement !

Le CLT : pas de magie, des résultats



Le monde associatif, les habitants, et les pouvoirs publics se retrouvent dans cette structure qui ouvre l’accès à la propriété à des personnes ayant des revenus insuffisants pour acquérir de manière « classique ». Le Community Land Trust, grâce aux subventions publiques, acquiert des terrains et les gère. Le principe : séparer la propriété du sol de la propriété du bâtiment : seul le bâti est acheté par le bénéficiaire, permettant de faire baisser de façon significative le prix du bien. Un second financement vise à ce que le remboursement du crédit hypothécaire (contracté auprès du Fonds du logement) ne dépasse pas 30 % des revenus.


Pour le moment, à qui s'adresse-t-on dans les expériences en cours ? Le soutien régional au CLT est conditionné au fait que les revenus des futurs propriétaires soient, au maximum, équivalents aux plafonds de revenus du Fonds du logement dans sa politique des prêts hypothécaires. Mais la structure CLT tente également de faire accéder au système des personnes dont les revenus sont proches du revenu d'intégration (CPAS). 


D'autres caractéristiques viennent bétonner la visée sociale de l'initiative : en cas de revente, le propriétaire du logement reçoit la valeur de son achat initial et une partie de la plus-value (25 % minimum), le capital constitué devant permettre d’envisager l’achat d’un autre bien. De son côté, le CLT reste propriétaire du foncier, touche une part de la plus-value, et réinvestit le tout pour aider d’autres familles à devenir propriétaires. Les moyens régionaux investis sont ainsi récupérés, le bien est protégé d'un alignement aux prix du marché.


Autre particularité, la gouvernance : deux tiers des organes de décision sont composés d’habitants et du monde associatif ou d’acteurs locaux, un tiers est composé des pouvoirs publics subventionnant le CLT. 









vendredi 18 avril 2014

Droits des patients, des droits encore trop méconnus !


Ce 18 avril, c'est la journée européenne des « Droits des patients ». En Belgique, ceux-ci sont reconnus par une loi qui a plus de 12 ans. Malheureusement, elle est mal connue par les patients, et même parfois par les médecins. Pourtant, cette loi protège le patient et lui reconnaît des droits, et notamment l’accès à son dossier médical.

En 2003, quand je travaillais auprès d’IRIS (structure faîtière des hôpitaux publics), j’ai été amenée à travailler pour le développement des droits des patients au sein des hôpitaux publics. Après toutes ces années, j’estime que cette loi doit enfin pouvoir être mieux appliquée par les prestataires et mieux connue par les patients. Cela permettra aussi d’améliorer la confiance et la qualité de la relation entre le patient et les praticiens professionnels.

Ecolo propose de renforcer la communication autour de ces droits, notamment :
-         en favorisant des témoignages de personnes ayant fait appel à la médiation ;
-         en développant une plus grande visibilité des médiateurs et de la loi dans les hôpitaux et sur leurs sites internet ;
-         en encourageant des projets participatifs avec les patients et les associations qui les représentent.

Nous voulons aussi :
-         soutenir les professionnels pour assurer l’accès à l’information du dossier médical au bénéfice du patient ;
-         obliger les prestataires de soins à afficher leurs tarifs pour les prestations les plus courantes et obliger les hôpitaux à fournir toutes les informations nécessaires aux patients concernant les tarifs, les remboursements et les frais non couverts ;
-         octroyer une voix consultative dans les structures décisionnelles actuelles et futures (notamment les futurs organismes de droit public qui vont être amenés à participer à la gestion des nouvelles compétences dans les entités fédérées, suite à la 6e réforme) aux usagers, permettant d’avoir une approche plus globale et plus réaliste de la santé.

Pour voir toutes les propositions que nous faisons en matière de santé, cliquez ici pour consulter le programme « Santé » d’Ecolo.



vendredi 4 avril 2014

Visite à Convivial




J’ai été visiter, avec Evelyne HUYTEBROECK, Convivial, qui s’occupe de l’insertion des réfugiés.

Ils proposent différents services : aide sociale et juridique, aide au logement, formation, guidance socioprofessionnelle, aide matérielle (vêtements et mobilier), cours de langue, …

Avec le directeur, Bruno GILLAIN, nous avons visité cet espace incroyable partagé entre bureaux, cours, lieux de convivialité et zones de stockage pour les vêtements et le mobilier.

Nous y avons rencontré des personnes motivées, qui travaillent pour permettre à ces réfugiés de pouvoir avoir un logement, se former et trouver du travail.

Il y a aussi un projet avec des personnes réfugiées vieillissantes et les aidants proches, permettant de mieux les accompagner dans leur vieillesse.

Belles rencontres et beaux échanges, qui donnent plein de motivation !


mardi 1 avril 2014

Le non-marchand : une réelle plus-value sociétale et pierre angulaire d’une économie durable !


Les syndicats du non-marchand, en front commun, ont mobilisé ce 27 mars  2.500 personnes dans les rues de Bruxelles. Objectif ? Replacer le non-marchand au centre du débat.

Leurs revendications :
-         la création d’emplois dans le non-marchand ;
-         des services de qualité, avec des professionnels motivés ;
-         des conditions de travail et salariales attractives ;
-         une réforme de l’Etat qui ne se fasse pas sur le dos du non-marchand ;
-         répondre aux besoins et défis de demain.

Ecolo était présent à cette manifestation pour soutenir le non-marchand. Face à la commercialisation galopante et à la privatisation du social et de la santé, le secteur est en péril. Il a besoin d’être soutenu et développé. Le non-marchand crée des emplois non délocalisables tout en contribuant directement au bien-être de la population.

Ecolo rappelle que le non-marchand constitue une plus-value et non une charge ! Il est au cœur de la transition écologique de l’économie.

Le non-marchand : un choix de société !

Nos propositions :

-         orienter les aides à l’emploi pour mieux soutenir le secteur du non marchand et revoir le fonctionnement des ACS pour en faire un outil de financement sectoriel ;
-         associer les interlocuteurs sociaux  à la gestion des nouvelles compétences liées à la sixième réforme;
-         proposer un nouvel accord du non-marchand permettant la pérennisation de tout le secteur et assurer une harmonisation des statuts sur Bruxelles ;
-         développer davantage les mesures de formation à destination du secteur afin de poursuivre ses efforts de professionnalisation (augmentation du nombre d’heures éligibles dans le cadre du congé éducation payé, accessibilité aux centres de compétences, …) ;
-         contribuer de manière générale au bien-être des travailleurs par des actions spécifiques et variées telles que l’extension des missions de l’Association Bruxelloise pour le Bien-être au Travail (ABBET) aux travailleurs sociaux relevant des autres entités bruxelloises ;
-         mettre en place la charte associative et rendre contraignants ses principes ;
-         financer les institutions sur une base pluriannuelle.

Magali PLOVIE                                                  Catherine MORENVILLE
Députée bruxelloise                                             Candidate 14e effective
Candidate 1e suppléante