Le Blog de Magali Plovie, conseillère communale Ecolo à Forest

mardi 3 juin 2014

Une semaine après les élections



Il m’aura fallu plus d’une semaine pour pouvoir écrire ces quelques lignes, espérant que les jours fassent disparaître la fatigue, la tristesse et la colère.

Par quoi commencer ?

La défaite électorale d’Ecolo. Je ne souhaite pas ici m’étendre sur les causes de cet échec. Il y en a de nombreuses, que nous devrons analyser ensemble au sein du parti. Puis en tirer les leçons et aller de l’avant.

Ma première pensée vient à tous mes collègues. Cet échec va avoir des conséquences directes sur la vie de collaborateurs, de conseillers, de parlementaires, de ministres, qui n’ont pas ménagé leur temps et leur détermination pendant toutes ces années pour faire aboutir les dossiers que nous avions en charge.

Ce qui nous lie si fort, c’est le projet de l’écologie politique, que nous portons, souvent à contrecourant, pour changer la société dans laquelle nous vivons. Et quelle société ! Une société marquée par les crises économiques et environnementales, par le repli sur soi, la montée des racismes et de l’individualisme. Mais aussi par tous ces reculs de droits et de libertés dont nous avons été témoins ces dernières années.

Nous nous sommes battus pour transformer nos régions et les amener sur le chemin de la transition. La Région Bruxelloise a été concrètement changée grâce aux politiques menées par nos deux ministres Evelyne Huytebroeck et Christos Doulkeridis. Et il reste bien du travail à mener…

Nous voulons réenchanter le monde alors qu’il sombre dans le marasme, et on s’étonne que c’est difficile !

Nous les écologistes, nous devons nous retrousser nos manches et poursuivre notre travail ; il faut d’abord reprendre nos propositions et les porter fortement et fièrement. Travailler sur nos erreurs pour nous améliorer. Et puis surtout, aller voir les gens, les informer, leur expliquer, encore et toujours ; faire de la participation citoyenne et surtout, convaincre ! Nous ne pourrons changer les choses qu’avec les gens.

Aujourd’hui la tristesse, la colère et (surtout) la fatigue ne sont pas parties, mais la volonté de poursuivre le travail que je mène depuis dix ans (au cabinet d’Evelyne Huytebroeck et au Parlement) prend le pas sur tout le reste.

Cette force me vient surtout de nos électeurs et de toutes les personnes merveilleuses qui m’ont soutenue et encouragée pendant ces derniers mois et ces derniers jours. C’est grâce à eux que je retrouve la force de poursuivre et l’envie de me battre.

Alors à vous tous, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, mais qui m’avez donné votre confiance : MERCI !